L’effondrement de la récolte de blé en France a été confirmé par de nouvelles estimations officielles vendredi, une situation d’autant plus catastrophique pour les agriculteurs du pays que les prix mondiaux sont au plus bas en raison d’une moisson record attendue dans les autres pays producteurs.
Sur l’exploitation de Clément Babouillard, en Côte d’Or, la moisson de blé est en recul de plus de 40%, ce qui « conjugué aux mauvais prix va causer un gros déficit », indique-t-il à l’AFP.
La production nationale de blé tendre devrait atteindre 29,1 millions de tonnes, en chute de 29% par rapport à 2015, selon une estimation d’Agreste, le service statistique du ministère de l’Agriculture diffusée vendredi.
Le rendement des champs de blé français est attendu en baisse de 30% pour la récolte 2016, au plus bas depuis 1986, année de forte sécheresse, car « les cultures ont souffert d’un excès d’eau et du manque de luminosité » en raison des intempéries du printemps, souligne Agreste.
« La floraison puis le remplissage des grains se sont déroulés dans de mauvaises conditions ». De plus, « les conditions climatiques ont favorisé la prolifération des maladies et des ravageurs », rappelle Agreste.
Les intempéries ont été « fortement préjudiciables aux volumes comme aux qualités des céréales à paille », souligne également l’établissement public FranceAgriMer.
Localement, au Nord de la Loire en plus des rendements « catastrophiques », la qualité est touchée avec une forte proportion de petits grains qui « va nécessiter un travail de nettoyage et de criblage (…) pour constituer des lots homogènes, satisfaisant aux exigences de l’ensemble des débouchés », selon FranceAgriMer.
C’est dans le bassin parisien et les régions du nord et de l’est de la France que la chute des rendements est la plus forte: -40% en Ile-de-France, -38% dans les Hauts-de-France et -31% dans le Centre-Val de Loire par rapport à la moyenne 2011-2015, selon les calculs du ministère.
Cette baisse drastique de la récolte française arrive au moment où les autres grands pays à blé que sont les Etats-Unis, le Canada, l’Ukraine ou la Russie connaissent eux une production record, ce qui fait s’effondrer les cours mondiaux et accroît les difficultés des agriculteurs français.

« GROSSES BAISSES CHEZ NOS VOISINS EUROPÉENS
L’Allemagne annonce 25,7 Mt contre 27,7 Mt en 2014/15, soit une baisse de 7 % (source groupe Adm). En Angleterre, « le Cicar prévoit une production de blé en 2015/16 de 15 Mt, en chute de 10 % par rapport à la précédente campagne mais supérieure à la moyenne quinquennale (14,4 Mt) », souligne FranceAgriMer en s’appuyant sur les informations livrées par l’entreprise prévisionniste Adas. Et la Pologne ne produirait plus que 11,5 Mt (- 9 % par rapport à 2014/2015). »
– La Russie arrive sur ce marché avec la volonté d’y disputer une forme de suprématie. « La révision à la hausse de la prévision de production de blé russe pour 2015 à 100 millions de tonnes « crée une certaine incompréhension sur les marchés » selon FranceAgriMer. »
un cérealier qui ne pourra pas changer de rolls cette année j’en ai les larmes aux yeux
Marie Julie Jahenny, Alois Irlmaier…après la pire récolte…………
Ce qu’il y a de sympa avec les sanctions, c’est que la Russie, qui était un gros importateur de blé (et de porc),s’est trouvée contrainte de lancer un vaste programme de production agricole sur ses sols extrêmement riches.
D’importatrice massive de blé français, elle est devenue, en un claquement de doigts, le 1er exportateur mondial de blé devant même les usa
conséquences :
1 – Un gros client a été perdu (uniquement pour faire plaisir aux amères-loques).
2 – De nombreux agriculteurs français ont fait faillite avec leur production qui leur est restée sur les bras.
3 – De grandes surfaces de production céréalière n’ont pas été exploitées cette année a la suite des faillites.
4 – Un ÉNORME nouveau producteur est arrivé en fanfare sur le marché mondial, avec un produit d’excellente qualité et à bas prix.
Hélas, cette année s’est avérée très mauvaise pour la qualité du blé français. C’est sûr que si la France était un pays indépendant et libre, elle pourrait taxer le blé d’importation à la frontière et ristournes le produit de cette taxe aux agriculteurs sous forme, par exemple, d’aide aux exploitations ou de soutient sur le prix payé au blé français, ce qui permettrait au moins de sauver les exploitations…
Mais non! La France n’a pas le droit! Elle est obligée d’acheter du blé au prix
mondial, car qui voudra d’un blé de qualité moindre pour plus cher?
On peut constater qu’autant en matière de construction navale que de production agricole, les sanctions à la mode ue-usa-ho-l’andouille, c’est un vrai bonheur!
Et ça ne fait que commencer! On n’en n’est qu’au second effet kiss-cool! On attend la suite avec impatience!
Tiens! J’ai une idée qu’elle est bonne: pourquoi qu’on ne lancerait pas une 1ère frappe nucléaire « préventive » contre la Russie?
Ça eliminerait (peut-être) un concurrent (Comme pour les jeux, quoi!) et comme ça, ils verront qui on est et ils n’oseront sûrement pas riposter…
arrêt du golf stream:
monde + chaud, Europe plus froide.
avec une UE qui se permet un « siege » de plus de 300ms, une BCE un siege social de plus de 1md d euros, des sanctions anti russes en pleine periode de crise je presume que ces infos n ont aucune importance, comme l a dit Normal 1er la France va mieux il faut plus d UE
Geoingienerie ?