Les banques américaines pourraient vivre leur pire trimestre sur une décennie, car les provisions pour pertes sur prêts, sans oublier les effets de la pandémie, devraient faire d’inimaginables ravages sur l’ensemble des résultats.La semaine prochaine, bon nombre de banques « trop grosses pour faire faillite » devraient pourtant déclarer des bénéfices et vont probablement annoncer une baisse des dépenses des consommateurs ainsi que des pertes sur prêts, qui n’ont pas été compensées par des gains sur les marchés. Les provisions pour pertes sur prêts devraient atteindre un niveau jamais atteint depuis la dernière crise financière, selon les estimations de Barclay.
Kyle Sanders, analyste chez Edward Jones, a déclaré à Bloomberg : « Nous avons vécu trois mois complets de pandémie qui ont terriblement impacté nos résultats. Le premier trimestre a été difficile, mais le covid n’a en réalité vraiment impacté que quelques semaines du mois de mars. »On s’attend à ce que les pertes sur prêts augmentent, car la hausse du chômage a empêché de nombreuses personnes de rembourser leurs prêts. Les nouveaux prêts se sont littéralement taris, d’après ce que l’on sait des banques qui ont restreint leurs conditions d’octroi. Les frais de service ainsi que les frais sur les cartes de crédit devraient également baisser, car une grande partie de l’économie américaine a été fermée durant des mois, étouffant l’activité économique.Et tandis que de nombreuses valeurs bancaires se sont quelque peu redressées, l’indice S&P 500 Financials est toujours en baisse de 26% depuis décembre dernier. A elle seule, la banque Wells Fargo a perdu 55% de sa valeur cette année et devrait annoncer une baisse de dividende. Bloomberg a anticipé qu’en dépit de l’augmentation des provisions au premier trimestre de l’année, les banques connaîtront quand même leur pire trimestre de la décennie lorsqu’elles publieront leurs chiffres cette semaine.
Le directeur financier de Wells Fargo, John Shrewsberry, a déclaré le mois dernier que la banque n’écartait pas la possibilité de provisionner davantage pour les créances douteuses au deuxième trimestre que les 4 milliards de dollars qu’elle avait mis de côté au premier trimestre.
Les banques se tourneront vers le trading et la souscription pour essayer de sauver le trimestre. Les transactions sur actions et obligations ont probablement augmenté d’environ 31% au deuxième trimestre selon les estimations. JP Morgan devrait afficher la plus forte augmentation d’environ 50%. Richard Zogheb de Citigroup Inc., chef de la division des marchés obligataires, a déclaré qu’il pensait qu’il y aurait des volumes record de transactions pour le trimestre. Cela est en contradiction avec les anticipations de ralentissements cycliques, où les revenus tirés des services bancaires d’investissement et du commerce prévoyaient une chute jusqu’à 30%.Les données compilées par Bloomberg montrent que les émissions d’obligations de sociétés américaines de qualité supérieures ont doublé au deuxième trimestre pour atteindre 757,7 milliards de dollars. Les émissions d’obligations à haut rendement (high yield) ont augmenté de 61% pour atteindre 130,1 milliards de dollars.Les données hypothécaires semblent également prometteuses. Les taux bas continuent d’attirer les acheteurs, le taux hypothécaire moyen n’étant plus que de 3,03%. Les écarts entre ce pour quoi les prêteurs vendent leurs prêts et ce qu’ils facturent aux emprunteurs sont les plus élevés depuis 2008.
Malgré le fait que le deuxième trimestre pourrait est très mauvais, beaucoup d’optimistes pensent que l’effondrement ne sera que temporaire. Alors que le monde entier continue de gérer au mieux le Covid-19 et que certaines économies continuent de rouvrir, les choses pourraient effectivement revenir à un semblant de normalité d’ici au moins un an, selon les analystes.
RBC a conclu dans un rapport récent : « Nos perspectives sont prudemment optimistes, car nous nous attendons à ce que la reprise s’accélère à la fin de l’année. »
Source: zerohedge
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