Les grands projets européens de Macron sont tièdement accueillis. Ils passent à côté de l’essentiel : les problèmes financiers.Le 5 mars dernier, Emmanuel Macron a publié une tribune relayée dans les 28 pays de l’UE, où il expose sa vision centralisatrice et dirigiste de l’intégration communautaire, dans le cadre d’« une renaissance européenne » qu’il appelle de ses vœux.Le moins que l’on puisse dire, c’est que les propositions françaises n’ont pas été au goût de tous nos partenaires.
Le président du gouvernement tchèque Andrej Babiš a ouvert le bal des réactions cinglantes. À moins bien sûr que vous ne lisiez le tchèque, vous n’avez quasiment aucune chance d’avoir pu lire quoi que ce soit à ce sujet, sauf sous la forme de quelques extraits en anglais sur Reuters. Il ne me semble donc pas inutile de vous en livrer un échantillon.
Au sujet du modèle social français que tout le monde nous envie mais n’a pas envie de copier
« Les propositions du président Macron sont présentées sous une forme attrayante mais elles sont complètement en dehors de la réalité. J’ai déjà remarqué que lorsque la France réclame plus d’Europe, elle réclame en réalité plus de France.
[…]
Chaque pays possède une histoire singulière, un niveau économique différent et même des attentes légèrement différentes de celles de l’UE. Notre peuple refuse qu’un pays puisse dicter ses idées aux autres. Tous les dirigeants de l’UE devraient d’abord discuter de ces idées au préalable.
[…]
Nous ne permettrons pas qu’il y ait une pression excessive sur l’harmonisation des régions dans lesquelles un certain nombre d’Etats ne souhaitent pas instaurer des impôts ou des salaires minimums.
[…]
Nous ne voulons pas d’une Europe unifiée soumise aux mêmes règles pour tout. Nous ne voulons pas des taxes et des impôts unifiés pour l’ensemble de l’UE. Nous pouvons faire tout cela nous-mêmes. »
Au sujet de la gouvernance européenne et de la vocation de l’UE
« … le Brexit ne représente pas une menace pour l’UE, il est plutôt la conséquence des dysfonctionnements de l’UE et le signe que les choses ne peuvent plus continuer ainsi. L’UE doit retrouver ses racines et, avant tout, se concentrer sur l’achèvement du marché commun, la suppression des barrières économiques et la gestion de la sécurité. J’ai notamment mal vécu la pression en faveur d’une politique d’asile commune. Nous voulons décider nous-mêmes qui nous souhaitons accueillir sur notre territoire.
[…]
Et que personne ne dise que la République tchèque n’est pas solidaire : des milliers de personnes sont venues d’Ukraine, un pays dans lequel se déroulent toujours des combats. Nous les avons acceptées sans discuter et sans trouver d’excuses. Mais de façon légale, sur la base d’un permis de travail et d’un permis de résidence. »
Mais c’est d’Allemagne, où les langues ont mis quelques jours à se délier, qu’est venu le coup le plus dur pour Emmanuel Macron.
La dauphine d’Angela Merkel enterre la vision constructiviste d’Emmanuel Macron
Le 9 mars, soit quatre jours après la publication de la tribune du président français, Annegret Kramp-Karrenbauer (AKK outre-Rhin, et l’on se permettra de l’appeler ainsi dans ces colonnes) a présenté sa propre vision de l’intégration européenne dans une tribune publiée le 10 mars dans Welt am Sonntag.
La dirigeante de l’Union chrétienne-démocrate (CDU), qui pourrait succéder à Angela Merkel à la tête du gouvernement fédéral, y dresse clairement un cordon sanitaire vis-à-vis des propositions françaises en matières sociale, financière et diplomatique.
En résumé, cela donne : oui à une police des frontières commune, non à tout le reste, et…une surprise que je vous garde pour la fin.
Les grands projets européens de Macron sont tièdement accueillis. Ils passent à côté de l’essentiel : les problèmes financiers.
Le 5 mars dernier, Emmanuel Macron a publié une tribune relayée dans les 28 pays de l’UE, où il expose sa vision centralisatrice et dirigiste de l’intégration communautaire, dans le cadre d’« une renaissance européenne » qu’il appelle de ses vœux.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que les propositions françaises n’ont pas été au goût de tous nos partenaires.
Le président du gouvernement tchèque Andrej Babiš a ouvert le bal des réactions cinglantes. À moins bien sûr que vous ne lisiez le tchèque, vous n’avez quasiment aucune chance d’avoir pu lire quoi que ce soit à ce sujet, sauf sous la forme de quelques extraits en anglais sur Reuters. Il ne me semble donc pas inutile de vous en livrer un échantillon.
Au sujet du modèle social français que tout le monde nous envie mais n’a pas envie de copier
« Les propositions du président Macron sont présentées sous une forme attrayante mais elles sont complètement en dehors de la réalité. J’ai déjà remarqué que lorsque la France réclame plus d’Europe, elle réclame en réalité plus de France.
[…]
Chaque pays possède une histoire singulière, un niveau économique différent et même des attentes légèrement différentes de celles de l’UE. Notre peuple refuse qu’un pays puisse dicter ses idées aux autres. Tous les dirigeants de l’UE devraient d’abord discuter de ces idées au préalable.
[…]
Nous ne permettrons pas qu’il y ait une pression excessive sur l’harmonisation des régions dans lesquelles un certain nombre d’Etats ne souhaitent pas instaurer des impôts ou des salaires minimums.
[…]
Nous ne voulons pas d’une Europe unifiée soumise aux mêmes règles pour tout. Nous ne voulons pas des taxes et des impôts unifiés pour l’ensemble de l’UE. Nous pouvons faire tout cela nous-mêmes. »
Au sujet de la gouvernance européenne et de la vocation de l’UE
« … le Brexit ne représente pas une menace pour l’UE, il est plutôt la conséquence des dysfonctionnements de l’UE et le signe que les choses ne peuvent plus continuer ainsi. L’UE doit retrouver ses racines et, avant tout, se concentrer sur l’achèvement du marché commun, la suppression des barrières économiques et la gestion de la sécurité. J’ai notamment mal vécu la pression en faveur d’une politique d’asile commune. Nous voulons décider nous-mêmes qui nous souhaitons accueillir sur notre territoire.
[…]
Et que personne ne dise que la République tchèque n’est pas solidaire : des milliers de personnes sont venues d’Ukraine, un pays dans lequel se déroulent toujours des combats. Nous les avons acceptées sans discuter et sans trouver d’excuses. Mais de façon légale, sur la base d’un permis de travail et d’un permis de résidence. »
Mais c’est d’Allemagne, où les langues ont mis quelques jours à se délier, qu’est venu le coup le plus dur pour Emmanuel Macron.
La dauphine d’Angela Merkel enterre la vision constructiviste d’Emmanuel Macron
Le 9 mars, soit quatre jours après la publication de la tribune du président français, Annegret Kramp-Karrenbauer (AKK outre-Rhin, et l’on se permettra de l’appeler ainsi dans ces colonnes) a présenté sa propre vision de l’intégration européenne dans une tribune publiée le 10 mars dans Welt am Sonntag.
La dirigeante de l’Union chrétienne-démocrate (CDU), qui pourrait succéder à Angela Merkel à la tête du gouvernement fédéral, y dresse clairement un cordon sanitaire vis-à-vis des propositions françaises en matières sociale, financière et diplomatique.
En résumé, cela donne : oui à une police des frontières commune, non à tout le reste, et…une surprise que je vous garde pour la fin.
Camouflet supplémentaire, concernant les institutions européennes, AKK verrait d’un très bon œil la suppression du siège strasbourgeois du Parlement européen, lequel ne se réunirait donc plus qu’à Bruxelles.
Bref, la nouvelle présidente de la CDU assume le désaccord avec la France, et l’Allemagne n’en n’a pas fini de lorgner sur les attributs militaires de notre souveraineté.
À part un ralentissement économique, on voit mal ce qui pourrait rendre l’Allemagne plus conciliante avec ses partenaires européens, comme le relevait Natixis fin janvier.
France-Allemagne : vers la séparation de corps en attendant le divorce, ou vers la soumission de l’époux le plus faible à celui qui a le plus de moyens de pression ?
Du point de vue d’AKK, l’Allemagne a déjà fait suffisamment de concessions sur le plan économique. Quand on lit Die Welt, on apprend même que Mario Draghi hante les nuits des épargnants allemands.
Pour AKK, le moment est des concessions politiques est maintenant venu pour la France, soit l’exact inverse du postulat d’Emmanuel Macron.
Comme le diagnostique Jean-Marc Daniel :
« Depuis le discours d’Aix-la-Chapelle où Emmanuel Macron avait dit qu’il faut se débarrasser du fétichisme des excédents budgétaires et commerciaux, le couple franco-allemand est en crise, alors on ne va pas divorcer mais on aurait besoin d’un conseiller conjugal ».
En octobre dernier, Simone Wapler écrivait au sujet du « couple » franco-allemand :
« Comme dans un mariage, les conjoints ont pensé que les défauts de l’autre s’atténueraient avec le temps. Grave erreur, c’est en général l’inverse qui se produit… Pour l’euro, ça n’a pas raté. »
Les tensions s’avivent alors que les vrais soucis d’argent n’ont pas encore commencé. Mais la croissance ralentit en Allemagne…
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L’article est de la plume de Nicolas Perrin, l’auteur de l’ouvrage de référence « Investir sur le marché de l’or: Comprendre pour agir » (Editions Franel 2013) et spécialiste de la gestion de patrimoine. Nicolas PERRIN est conseiller en gestion de patrimoine indépendant. Diplômé de l’IEP de Strasbourg, du Collège d’Europe et de l’Université d’Aix-Marseille, il intervient pour les Publications Agora en tant qu’éditorialiste.
A l’attention des lecteurs du site BusinessBourse
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